
La conférence PMIC à Strasbourg et Kehl a réuni des universitaires, des décideurs politiques et des praticiens africains et européens afin de repenser la coopération pour un avenir durable. Michael Kongo, du Centre congolais-allemand pour la microfinance, revient sur le pouvoir du partenariat, de la technologie et de l'objectif commun qui ont caractérisé ce rassemblement international inspirant.
Participer à la conférence « Façonner l'avenir des relations afro-européennes pour un avenir durable » a été plus qu'une expérience académique, c'était un exemple concret de la manière dont un partenariat authentique peut façonner un avenir commun.
Du 2 au 4 octobre 2025, les participants se sont réunis dans trois lieux différents : le Parlement européen à Strasbourg, l'Université des sciences appliquées pour l'administration publique à Kehl et une plateforme en ligne. Organisé dans le cadre du réseau PMIC, dirigé par le professeur Andreas Pattar (Université de Kehl) et soutenu par le DAAD et le ministère fédéral allemand de la Recherche, cet événement a réuni des décideurs politiques, des universitaires et des praticiens de toute l'Afrique et de toute l'Europe afin d'explorer les moyens de renforcer la coopération dans un contexte de changement climatique, de transformation numérique et d'inégalités.
Un symbole vivant de l'unité
En marchant vers le bâtiment Louise Weiss, les drapeaux des États membres de l'UE flottant dans l'air automnal, le symbolisme était indéniable. Les délégations de plus de 20 pays, du Nigeria à la Roumanie, se tenaient côte à côte, incarnant la diversité avec détermination.
La visite guidée du Parlement a donné lieu à un moment de réseautage animé. Autour d'un café et d'une conversation, de nouvelles amitiés se sont nouées, rappelant que la diplomatie commence souvent par de simples relations humaines.
Visions partagées et voix inspirantes
La séance d'ouverture a réuni des dirigeants de l'université de Kehl, du CESAG (Sénégal), de l'université de la fonction publique éthiopienne, de l'université de Stellenbosch (Afrique du Sud), de l'université du Burundi et de l'université Kenyatta (Kenya), qui ont tous affirmé que le progrès durable dépendait de la collaboration.
S.E. l'ambassadeur Prof. Dr Muhammadou M.O. Kah, de Gambie, a déclaré :
« L'Afrique et l'Europe doivent passer de l'aide à l'action, en établissant des partenariats fondés sur le respect mutuel. » Ses réflexions sur l'éthique de l'IA et la justice climatique ont redéfini la technologie comme une quête morale, et non plus simplement technique.
Du dialogue à l'engagement
À l'université de Kehl, les sessions ont porté sur la gouvernance axée sur la technologie et la coopération locale, traduisant les idées en pratique. Les discussions sur la FinTech, les énergies renouvelables et les partenariats entre villes ont montré comment l'innovation peut réduire les inégalités lorsqu'elle est guidée par la confiance.
Comme l'a conclu le maire Wolfram Britz, « les partenariats ne sont pas des événements, ce sont des engagements ».
Pour la DIGI-FACE , la conférence a réaffirmé une vérité simple : la collaboration n'est pas un moment, c'est un état d'esprit.
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Merci pour ce rapport. Très clair.